Ville la plus visitée au monde : la réponse en 2025
En 2025, Bangkok est la ville la plus visitée au monde, avec environ 22 millions de visiteurs internationaux enregistrés selon les données Euromonitor International et Mastercard Global Destination Cities Index. Ce n’est pas un hasard. La capitale thaïlandaise cumule des atouts rares : accessibilité, prix bas, richesse culturelle et connexions aériennes exceptionnelles.
Avant d’aller plus loin, voici ce que vous trouverez dans cet article :
- pourquoi Bangkok devance Paris, Londres et New York ;
- comment ces classements sont calculés (et pourquoi ils diffèrent) ;
- quelles villes composent le top 10 mondial en 2025 ;
- ce que le surtourisme change pour les voyageurs et les habitants ;
- ce que les grandes métropoles mettent en place pour mieux gérer leurs flux.
Nous avons épluché les sources officielles pour vous donner une lecture claire, chiffrée et honnête de la carte du tourisme urbain mondial.
Pourquoi Bangkok est en tête du classement
Bangkok attire parce qu’elle est accessible à presque tous les budgets. Une nuit en guesthouse confortable s’y trouve autour de 15 à 25 EUR. Un repas de rue de qualité coûte entre 1 et 3 EUR. Ce rapport qualité-prix reste difficile à battre en Asie du Sud-Est.
La ville propose aussi une densité d’expériences impressionnante. Temples comme Wat Pho ou Wat Arun, marchés flottants, vie nocturne intense, gastronomie de rue reconnue mondialement : tout est à portée de métro ou de tuk-tuk. L’aéroport international de Suvarnabhumi traite plus de 65 millions de passagers par an, ce qui en fait l’un des hubs les mieux connectés d’Asie.
Bangkok sert aussi de porte d’entrée vers toute la Thaïlande et vers l’Asie du Sud-Est. Beaucoup de voyageurs y transitent, y passent plusieurs nuits et reviennent en fin de séjour.
Comment sont calculés les classements de villes les plus visitées
Avant de comparer des chiffres, il faut comprendre comment ils sont construits. Deux sources font référence : Euromonitor International et le Mastercard Global Destination Cities Index.
Ces classements mesurent les arrivées de visiteurs internationaux dans une ville sur une année. Mais chaque source utilise sa propre méthode. Certaines comptent uniquement les nuitées payantes. D’autres intègrent les voyages d’affaires, les transits et les courts séjours.
| Source | Méthode principale | Type de visiteurs comptés |
|---|---|---|
| Euromonitor International | Arrivées internationales | Touristes + voyageurs d’affaires |
| Mastercard GDCI | Dépenses + arrivées | Visiteurs payants (nuits) |
| OMT (UNWTO) | Données nationales | Arrivées aux frontières |
Résultat : les chiffres ne sont pas toujours comparables à 100 % d’une source à l’autre. C’est utile à savoir pour lire les classements avec recul.
Les villes qui arrivent juste derrière Bangkok
Voici les villes les plus visitées au monde en 2025, selon les données consolidées disponibles :
| Rang | Ville | Pays | Visiteurs internationaux estimés |
|---|---|---|---|
| 1 | Bangkok | Thaïlande | ~22 millions |
| 2 | Hong Kong | Chine (RAS) | ~20 millions |
| 3 | Londres | Royaume-Uni | ~19 millions |
| 4 | Macao | Chine (RAS) | ~18 millions |
| 5 | Istanbul | Turquie | ~17 millions |
| 6 | Dubaï | Émirats arabes unis | ~16,8 millions |
| 7 | Antalya | Turquie | ~16 millions |
| 8 | Paris | France | ~15,5 millions |
| 9 | Kuala Lumpur | Malaisie | ~14 millions |
| 10 | Singapour | Singapour | ~13,5 millions |
Ces estimations varient selon les sources et les méthodes de comptage. Elles donnent un ordre de grandeur fiable pour comparer les grandes destinations mondiales.
Bangkok, Hong Kong, Londres : le trio de tête à connaître
Bangkok cumule prix bas, culture dense et connexions aériennes solides. Nous l’avons vu : c’est la combinaison gagnante.
Hong Kong remonte fortement depuis la reprise post-pandémie. Elle attire grâce à sa baie iconique, ses marchés, sa gastronomie cantonaise et son statut de grande place financière asiatique. L’aéroport international de Hong Kong traite plus de 50 millions de passagers par an.
Londres tient sa troisième place grâce à un patrimoine culturel massif : British Museum, Tower Bridge, Buckingham Palace, quartiers variés et offre de musées majoritairement gratuits. Elle reste perçue comme plus chère, avec un budget journalier moyen autour de 120 à 180 EUR par personne.
Pourquoi Paris n’est pas la ville la plus visitée, mais reste incontournable
Paris n’est pas numéro 1 en arrivées internationales. Elle reste néanmoins l’une des villes les plus désirées au monde. C’est une nuance importante.
La Tour Eiffel, Notre-Dame, le Louvre, Montmartre, Versailles et une gastronomie mondialement reconnue font de Paris une ville à très forte attractivité symbolique. Selon le cabinet AT Kearney, Paris figure régulièrement parmi les trois premières villes mondiales en attractivité globale.
Sa fréquentation est limitée par des prix plus élevés qu’en Asie (budget journalier moyen : 90 à 150 EUR), une pression sur l’hébergement et un surtourisme visible sur certains sites. Paris prouve qu’une ville peut être la plus connue au monde sans être la plus visitée en volume.
Les autres villes les plus visitées au monde à retenir
Au-delà du top 10, plusieurs villes méritent attention :
- Tokyo : retour en force depuis la réouverture du Japon et la baisse du yen, qui rend la ville plus accessible (budget moyen en baisse de 15 à 20 % entre 2022 et 2024).
- Istanbul : position géographique unique entre Europe et Asie, sites ottomans, Grand Bazar et prix encore très compétitifs.
- Barcelone : architecture, plage et ambiance, mais aussi ville emblématique du surtourisme.
- Rome : patrimoine antique et religieux, avec plus de 15 millions de visiteurs annuels sur l’ensemble de la zone métropolitaine.
- Marrakech : riads, souks et culture marocaine ; porte d’entrée vers l’Afrique pour beaucoup de voyageurs européens.
Pourquoi l’Asie domine de plus en plus le tourisme urbain
Sur les 10 premières villes du classement 2025, six sont situées en Asie. Ce n’est pas un détail. L’Asie concentre plusieurs avantages structurels :
- des aéroports parmi les mieux connectés du monde (Singapour, Hong Kong, Bangkok) ;
- des prix inférieurs à la moyenne mondiale ;
- une classe moyenne locale en forte croissance, qui génère aussi du tourisme intra-régional ;
- des politiques de visa de plus en plus souples pour attirer les voyageurs occidentaux.
La Thaïlande a par exemple supprimé le visa pour les ressortissants français depuis novembre 2023, ce qui a contribué à une hausse des arrivées estimée à +18 % sur les douze mois suivants.
Le rôle du Moyen-Orient dans la montée des grandes destinations
Dubaï, Doha et Abou Dabi progressent vite. Ces villes ne cherchent pas seulement plus de visiteurs : elles ciblent des voyageurs qui dépensent davantage. Le budget moyen d’un touriste à Dubaï dépasse 350 EUR par jour, contre 90 EUR à Bangkok.
Cette stratégie repose sur des investissements massifs : hôtels de luxe, musées (Louvre Abu Dhabi ouvert en novembre 2017), grands événements (Expo Dubaï 2020, Coupe du monde Qatar 2022) et compagnies aériennes premium comme Emirates ou Qatar Airways.
Erreur courante : confondre ville la plus visitée et ville la plus connue
Beaucoup pensent que la ville la plus connue est automatiquement la plus visitée. Ce n’est pas le cas. Trois notions distinctes existent :
- Ville la plus visitée : mesure le nombre d’arrivées internationales.
- Ville la plus attractive : mesure l’image, le désir et l’influence culturelle.
- Ville la plus connue : mesure la notoriété spontanée dans les enquêtes mondiales.
Paris, New York et Rome dominent souvent les deux dernières catégories. Bangkok, Hong Kong et Macao dominent la première. Un voyageur peut rêver de Paris toute sa vie et choisir Bangkok pour des raisons pratiques.
Surtourisme : le revers des villes les plus visitées
Les 100 premières villes mondiales ont accueilli 702 millions de voyageurs en 2025, soit 46 % du tourisme mondial entrant. Cette concentration crée des tensions réelles.
Barcelone, Venise, Paris, Amsterdam et Reykjavik vivent sous pression touristique. Les effets sont concrets : hausse des loyers (jusqu’à +30 % en 5 ans dans certains quartiers de Barcelone), dégradation des sites, saturation des transports et tensions avec les habitants.
Ce que les villes mettent en place pour mieux gérer les visiteurs
Plusieurs villes ont commencé à agir. Voici les mesures les plus répandues :
| Mesure | Exemples de villes | Objectif |
|---|---|---|
| Taxe touristique | Venise (5 EUR/jour), Amsterdam | Réduire les flux, financer les services |
| Quota d’entrée | Venise (jours tests) | Limiter la saturation des sites |
| Restrictions Airbnb | Paris, Amsterdam, Barcelone | Protéger le marché locatif local |
| Réservation obligatoire | Acropole d’Athènes, Uffizi Florence | Étaler les visites dans le temps |
| Promotion hors saison | Lisbonne, Prague | Mieux répartir les flux sur l’année |
Ces dispositifs montrent une évolution claire : la priorité n’est plus d’attirer plus, mais d’accueillir mieux. C’est une logique que nous défendons sur Étoile filante 76 depuis le début.
À retenir
- En 2025, Bangkok est la ville la plus visitée au monde avec environ 22 millions de visiteurs internationaux.
- Les classements varient selon les sources (Euromonitor, Mastercard) : il faut toujours vérifier la méthode utilisée.
- L’Asie domine le top 10, avec 6 villes sur 10 classées en première ligne.
- Paris reste la ville la plus désirable au monde, mais pas la plus visitée en volume.
- Le surtourisme pousse les grandes destinations à changer de stratégie : moins de masse, plus de valeur.